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Yaourt Tchaï à l'indienne



Faire ses yaourt maison est véritablement un jeu d'enfants. On se laisse séduire par le facile mode de préparation, la simplicité des recettes et surtout le plaisir de varier les saveurs. J'ai succombé dérnièrement à l'appel de l'Inde, très présente dans ma cuisine, et du thé, un arôme qui apporte vitalité et douceur. Le Tchaï est une spécialité très consommée en Inde, aussi bien dans le sud que le nord, à tout moment de la journée. Préparé en yaourt, le tchaï est ainsi dégusté en dessert, de quoi finir en douceur un repas bien relevé. 



1 L de lait entier
1 yaourt nature
1 c. à soupe généreuse de thé noir d'Inde (à défaut 2 sachets de thé noir)
1 c. à soupe de lait en poudre
8 c. à café de sucre roux
10 cardamomes vertes
1 pincée de cannelle
Porter le lait à ébullition. Ajouter le thé aux petits frémissements.
Mettre la cardamome verte ainsi que le sucre et la cannelle dans un mortier, moudre ce petit mélange puis enlever la capsule de cardamome à la main, on ne garde que les graines écrasées et mélangées au sucre.
Verser ce sucre arômatisé dans le lait chaud, garder sur feu doux deux minutes puis retirer et laisser refroidir. Filter dès que vous aurez l'intensité de thé souhaitée.
Battre le yaourt nature dans un saladier, versre le lait infusé et en poudre, mélanger et remplir les pots
Faire tourner la yaourtière selon votre programme habituel (10 heures pour moi)
Réserver au frais une nuit avant dégustation.

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Poulet aigre doux à l'Indienne


Je me demande si j'ai pas trouvé là ma recette préférée. Du poulet en sauce épaisse, relevée, épicée et crémeuse pour accompagner du riz basmti d'excellente qualité (le fameux TILDA) et en saucer l'assiette avec du pain indien.
A la maison, nous sommes amateurs de poulet, de toute catégorie. Alors notre menu de la semaine se voit parfois varié en cuisinant la même volaille : le lundi il se veut marocain en version tajine avec des légumes, le mardi je pourrais faire griller un blanc de poulet mariné dans des épices, le mercredi serait en tarte avec une petite salade, le jeudi se voit sauté avec des nouilles dans un esprit asiatique, le vendredi serait en fricasé comme aux Antilles, le samedi relevé en curry épais et le dimanche en version couscous !! Mais rassurez-vous, ce n'est qu'un menu imaginaire parce que comme vous, je manque de temps et je ne fais pas de grands plats tous les jours ! Alors ce poulet n'est pas la seule star de mon menu de la semaine, mais quand je déguste un tel plat je ne peux que rêver d'en manger tous les jours.   









Pour 4 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuison : 35 min
1 poulet désossé, en petits morceaux et sans la peau
2 oignons
2 c. à soupe de chutney à la mangue (salé-acide)
3 c. à soupe de concentré de tomates
2 c. à café de mélange Garam masala
2 c. à soupe de yaourt épais (à la Greque)
1 c. à café de piment en poudre
1 c. à café de gingembre pilé
1 c. à café d'ail pilé
1 bâton de cannelle
1 c. à café de sucre jaggery (ou sucre roux)
1 c. à café de ghee ou d'huile
Feuilles de coriandre
Dans un wok à fond épais, faire chauffer le ghee ou l'huile.
Y faire suer l'oigon émincé, l'ail et le gingembre pilés.
Ajouter le poulet, la cannelle, le Garam Masala, le sel, le piment, le sucre puis faire dorer quelques minutes.
Incorporer le concentré de tomates et le chutney de mangues. Poursuivre la cuisson 5 min puis arroser d'environ 150 ml d'eau. Laisser cuire à feu moyen environ 20 min jusqu'à ce que le poulet soit tendre.
Epaissir avec le yaourt et faire cuire 2 min de plus.
Accompagner de quelques feuilles de coriandre .



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Salade de Gambos à l'Antillaise


Direction les Antilles pour une salade bien verte servie généralement en entée ou en accompagnement de grillades. Bien que ce légume rime avec printemps et chaleur, il est issue d'une plante annuelle et se consomme à toutes les saisons, en Afrique, en Amérique du Sud et aux Caraïbes.
Ma maman le préparait souvent avec de la tomate, l'oignon, le poivron, la coriandre, le Rass El Hanout, le citron, l'origan, l'ail ... ils forment une fusion vraiment savoureuse que ce soit en entrée ou en tajine.
Le Gambo fait partie des grandes cuisines Créoles, Africaines, Egyptienne, Chinoise, Indienne et même dans la cuisine Louisianne. Il se consomme aussi bien cru que cuit pour un effet gélatineux et liant très appércié (enfin, pour les amateurs de ce légume).
 
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 10 min
400 g de gambos
1 botte de cives (dit oignons payé)*
Quelques brins de thym frais ou séché
2 gousses d'ail
1/2 piment antillais (ou moins selon la force et le goût)
6 c. à soupe d'huile
2 c. à soupe de vinaigre
Sel et poivre
*Remplacez les cives par de la ciboule.
Rincer les gambos et faire une entaille de chaque côté dans le sens de la longueur.
Plonger dans une casserole d'eau avec 4 brins des cives juste pelées , le thym et un peu de sel.
Faire cuire sur feu moyen à peine 10 min sans dépasser 12 min.
Egoutter et dresser sur une assiette.
Dans un bol, mélanger l'huile, le vinaigre, l'ail pilé, le reste de cives émincés, le piment taillé finement. Saler, poivrer et fouetter à l'aide d'une fourchette. Ralonger avec un peu d'eau tiéde.
Verser sur les gambos tièdes et servir ainsi.

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Accras de morue : histoire, astuces et conseils



Les acras sont avec le boudin créole un des mets de la gastronomie antillaise les plus connus. Ici, je ne vais pas vous parler des acras Portugais (à base de pommes de terre), ni des Acajarés Brésiliens de la région de Bahia (à base de farine de pois-chiche), ni des Ocra à Cuba, ni d'autres sortes de beignets pouvant porter le même nom, je vais vous parler des acras antillais appelés également "marinades" en Martinique. Mais on peut raisonnablement penser que le mot "marinade" ait été écarté pour éviter une possible confsion avec son usage dans la cuisine française, à savoir un mélange de vin, de vianigre salé et épicé dans lequel ont fait macérer du poisson ou de la viande avant cuisson.
L'origine Africaine du mot acra est établie, il signifie beignet de légumes dans la langue éwé du Dahomey mais on ne sait pas à quel moment l'habitude fut prise de varier les beignets en ajoutant la morue ou autre ingrédient autre que les légumes. La version à la morue, acras de morue, portait auparavent le nom de "Lozi", qui signifie dans la langue Dahoméenne, "Oeil de caïman", terme très utilisé par les anciens et qui a disparu dans les années 60.
Dans la première moitié du 20e siècle, les accras constituaient avec le pain le petit déjeuner des travailleurs martiniquais. Les accras étaient vendus par des marchands ambulants. Jusque dans les années 70 et même à ce jour, les accras étaient proposés au dîner.
De nos jour, les acras sont à base d'ingrédients plus nobles tels que la langouste, les oursins... un genre gastronomique créole qui a délaissé le petit déjeuner des ouvriers pour des notes de noblesse. Mais certaines familles, celles qui pratiquent le jeûne, consomment des accras aux légumes au vendredi saint : des acras au giraumon sorte de potiron), à la carotte et au chou caraïbe, une manière d'honorer l'acras traditionnel.
Pour finir, j'ai envie de vous raconter une jolie histoire, celle de Ti-Jean la fortune, c'est le récit d'un jeune garçon, pauvre qui ne peut compter que sur son intelligence pour avoir un bel avenir, et ce grâce à un acra durant la période de la famine :
Une mère meurt si pauvre que chacun de ses deux fils ne reçoit en héritage qu'un acra. L'aîné mange le sien et Ti-Jean garde le sien et part en voyage. Il arrive à une maison où on lui accorde l'hospitalité, il annonce qu'il possède un acra huileux et qu'il ne peut dormir que dans un poulailler. Lendemain l'acra a été naturellement dévoré, Ti-Jean exige en échange le plus gros coq. Il continue son voyage et demande l'hospitalité d'une grande maison, grâce au même subterfuge, il réussit à échanger le coq contre un mouton. A la prochaine halte nocturne, il réussit à obtenir un boeuf, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il arrive à obtenir un grand château.  


 


Mintenant, à nous la recette, celle que je réussis à tous les coups et je vous assure que vous y arriverez bien en suivant mes conseils :
- La pâte se prépare à l'avance, au moins 4h et idéalement 12h, soit la veille. Si vous la préparez le jour même, gardez la à température ambiante pour avoir une bonne levée. 
- Contrairement aux idées reçus et à certaines recettes, ce n'est pas très gras même si c'est de la friture. Utilisez une bonne huile type Arachide, changez la régulièrement, chauffez la à bonne température, et faire égoutter sur du papier absorbant. 
- La pâte doit être collante, légèrement liquide mais consistante pour avoir une tendre mie, si la pâte est trop épaisse votre mie le sera aussi. Cependant elle ne doit pas être top lisse. 
- Côté épices et arômates, restons authentiques : ail pilé, poivre noir moulu, cives ou ciboulette ou persil, et du piment voire beaucoup de piment car il a tendance à s'estomper durant la cuisson. Les anciens mettaient du "thym pays", une sorte d'herbe à la feuille velours comme la sauge mais à la saveur du thym. 
- Et enfin, bien déssaler la morue et l'attendrir.
Côté variantes :
- Aux légumes : carottes, giraumon (potiron), malanga ...
- Aux crevettes, à l'oursin, au thon, aux chaubettes (coquillages), aux Titiri (je vous en parlerais dans un autre billet).
- La morue...
Autres variantes de préparations concernent l'ajout de blancs d'oeufs montés en neige, ce que je ne fais pas. J'y ajouet un seul oeuf pour donner de la consistance et du liant, alors que certains n'en mettent pas. Idem pour le liquide qui sert à diluer, certains y mettent du lait, d'autres de l'eau ou simplement l'eau de cuisson de l'ingrédient de base comme pour les chaubettes par exemple. 


150 g de morue
250 g de farine
2 verres de lait ou d'eau
1 bouquet de cives dit oignon pays
Quelques feuilles de persil
1/2 sachet de levure chimique ou 1/2 c. à café de bicarbonate de soude
3 gousses d'ail
1 piment antillais
1 oeuf
Sel, poivre
Bain d'huile
Désaler la morue en la plongeant dans de l'eau frémissante, changer l'eau 2 à 3 fois.
Retirer et émietter en "chiquetailleé, c'est à dire très finement et débarassée des arrêtes.
Dans un saladier, mettre les cives et le persil méincé, ajouter l'ail pilé, le piment émincé sans les graines.
Ajouter la farine, la levure, le sel et le poivre, mélanger puis ajouter la morue et l'oeuf.
Verser le lait petit à petit pour avoir une pâte homogène.
Couvrir et laisser lever au moins 4h.
Faire chauffer l'huile sans qu'elle ne soit fumante.
A l'aide de deux cuillères à café, prélevr la pâte uis enrouler en une quenelle (à l'aide des deux cuillères), plonger dans l'huile. 
L'acras remonte en surface et prend une couleur dorée, retourner délicateent à l'aide d'une fourchette, retirer et égoutter.
Servir en apéro avec des pics ou en entrée avec des crudités.

 

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